1. Les risques du facteur humain
La 9ᵉ édition du Portrait TI est sans équivoque : 40 % des menaces informatiques proviennent de ressources internes, qu’elles soient malveillantes ou involontaires. Ce chiffre illustre une réalité souvent sous-estimée : la cybersécurité ne se joue pas uniquement à l’extérieur du périmètre de l’organisation.
Le facteur humain est, par nature, l’un des plus complexes à maîtriser. Télétravail généralisé, multiplication des accès, dépendance accrue aux courriels et aux outils collaboratifs : les environnements numériques se sont densifiés plus rapidement que les modèles de gouvernance qui les encadrent. Résultat : des zones grises apparaissent, propices aux dérives et aux incidents.
Des accès légitimes devenus incontrôlés
Dans de nombreuses organisations, les droits d’accès s’accumulent plus vite qu’ils ne sont révisés. Par souci d’efficacité ou d’agilité, des privilèges élargis sont accordés, puis trop souvent conservés indéfiniment.
Le véritable risque ne réside pas dans l’accès lui-même, mais dans son décalage avec la réalité opérationnelle :
Ces situations créent une surface d’exposition silencieuse, difficile à détecter et encore plus difficile à maîtriser. Les actions effectuées reposent sur des autorisations valides, ce qui complique l’identification d’un comportement anormal ou à risque. En cas d’incident, le dommage est souvent déjà fait.
Des erreurs humaines à fort impact sur les données
La majorité des incidents liés au facteur humain ne relèvent pas d’une intention malveillante, mais de gestes anodins posés dans des environnements complexes et sous contrainte. Une requête mal formulée, un export de données trop permissif ou une erreur d’environnement de destination peuvent suffire à exposer des informations sensibles.
La pression des délais, la multiplication des outils analytiques et la fragmentation des systèmes accentuent mécaniquement ce risque. Plus les environnements sont hybrides et interconnectés, plus la probabilité d’erreurs humaines à fort impact augmente.
Le véritable danger réside dans leur invisibilité : ces erreurs passent souvent sous le radar des mécanismes de sécurité traditionnels. Lorsqu’elles sont détectées, l’exposition des données est déjà effective et parfois irréversible.
L’ingénierie sociale et la compromission des identités
Les attaques par ingénierie sociale continuent de gagner en sophistication. Elles ne ciblent plus prioritairement les systèmes, mais les individus, en exploitant des leviers psychologiques éprouvés : confiance, urgence, hiérarchie ou automatisme professionnel.
Une fois une identité compromise, le paradigme de sécurité bascule :
Dans ce contexte, le facteur humain devient un véritable multiplicateur de risque. Les comportements suspects sont difficiles à distinguer d’un usage autorisé, ce qui complique considérablement la détection et retarde la réponse à l’incident.
La perte de visibilité dans des environnements hybrides
Le travail hybride, l’adoption massive de l’infonuagique et le recours croissant à des tiers ont profondément transformé les modes d’accès aux données. Dans bien des organisations, les politiques de sécurité peinent toutefois à évoluer au même rythme que les environnements qu’elles sont censées encadrer.
Cette asymétrie se traduit par des dérives concrètes :
Dans ce contexte, le risque ne relève plus uniquement d’un enjeu technique. Il devient organisationnel et structurel, résultant d’une gouvernance fragmentée et d’un manque de cohérence entre les outils, les processus et les responsabilités.
2. Comment IBM Guardium répond aux risques liés au facteur humain
Plutôt que de chercher à éliminer le facteur humain, une approche aussi illusoire qu’inefficace, les stratégies de sécurité les plus matures visent à en encadrer l’impact. L’objectif n’est plus le contrôle absolu, mais le renforcement de la visibilité, de la traçabilité et de la gouvernance autour des données sensibles.
C’est précisément dans cette logique que s’inscrit IBM Guardium.
Observer les comportements, pas seulement les accès
Un premier cas d’usage clé concerne la surveillance des activités sur les bases de données, là où se concentrent les actifs les plus critiques de l’organisation. IBM Guardium ne se limite pas à répondre à la question « qui a accès à quoi », mais permet surtout de comprendre comment les données sont utilisées, dans quel contexte et selon quels schémas comportementaux.
Prenons un scénario courant :
Dans ce type de situation, la valeur n’est pas de bloquer systématiquement l’utilisateur, mais de détecter rapidement un écart comportemental susceptible d’indiquer une erreur humaine, un abus de privilèges ou une compromission d’identité. Cette approche permet une intervention ciblée, proportionnée et surtout proactive, avant que l’incident ne se transforme en fuite de données ou en crise opérationnelle.
Réduire les risques liés aux privilèges excessifs
Un autre scénario fréquemment observé concerne les droits d’accès trop étendus, accordés par souci d’efficacité opérationnelle ou simplement maintenus au fil du temps, sans réévaluation formelle. Ces privilèges excessifs constituent un facteur de risque majeur pour les erreurs humaines, les abus internes et les incidents de sécurité à fort impact.
IBM Guardium permet :
Cette approche réduit significativement les risques liés à la négligence, aux erreurs de manipulation et aux usages inappropriés, tout en renforçant la gouvernance des accès sans nuire à la productivité.
Traçabilité renforcée et enquêtes simplifiées
Lorsqu’un incident survient, l’enjeu ne se limite pas à l’enrayer rapidement. Il s’agit aussi de reconstituer les faits avec précision afin d’en mesurer l’impact, d’en tirer des enseignements et de répondre aux exigences réglementaires.
Un scénario typique :
Grâce à une journalisation détaillée et centralisée des activités sur les données, IBM Guardium apporte une visibilité indispensable pour accélérer les enquêtes internes, structurer la réponse aux incidents et produire des éléments de preuve fiables, tant dans un contexte d’audit que de conformité réglementaire.
Encadrer le facteur humain sans nuire à la productivité
L’adoption de solutions de sécurité avancées repose en grande partie sur leur capacité à s’intégrer sans freiner les équipes. Une approche perçue comme contraignante ou punitive finit inévitablement par générer des contournements et donc de nouveaux risques.
Plutôt que d’imposer des contrôles supplémentaires aux utilisateurs, l’enjeu consiste à sécuriser en arrière-plan, en s’appuyant sur l’observation des usages réels plutôt que sur une accumulation de règles rigides et déconnectées du terrain.
Cette approche permet :
En encadrant le facteur humain de manière intelligente et proportionnée, la sécurité cesse d’être un frein pour devenir un levier de confiance et de performance.
3. Le soutien de NOVIPRO
Comme tout outil de cybersécurité, la valeur d’une solution comme IBM Guardium repose autant sur la technologie que sur l’expertise qui l’entoure. Sans accompagnement structuré, même les plateformes les plus performantes peinent à livrer leur plein potentiel.
C’est dans cette optique que s’inscrit l’approche de NOVIPRO. En amont, ses équipes accompagnent les organisations dans la sélection des solutions les plus adaptées à leur réalité opérationnelle, en tenant compte des enjeux de données, de conformité et de maturité cyber. L’objectif : éviter les déploiements surdimensionnés ou mal alignés avec les usages réels.
Lors de l’implantation, NOVIPRO intervient pour intégrer et optimiser IBM Guardium au sein des environnements existants, en veillant à ce que les politiques de sécurité soient cohérentes, exploitables et alignées sur les processus internes. Cette approche pragmatique favorise une adoption fluide et une valeur mesurable dès les premières phases d’utilisation.
Au-delà du déploiement, NOVIPRO propose un accompagnement continu à travers des formations en cybersécurité, des tests de vulnérabilité et de pénétration, ainsi que l’élaboration de plans de relève et de continuité. Les organisations qui le souhaitent peuvent également confier la gestion opérationnelle à nos experts, afin de maintenir un haut niveau de protection sans alourdir leurs équipes internes.
Dans un contexte où le facteur humain demeure central, l’expertise et l’accompagnement deviennent des leviers essentiels pour transformer les outils de sécurité en véritables actifs stratégiques.
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